Millennials : combien gagnent-ils réellement en 2025 ?

1 950 euros. C’est le montant qui s’impose, brut, pour résumer la situation des millennials en France en 2025. Malgré des diplômes à la pelle, cette génération continue de gagner moins que les baby-boomers au même âge, avec un écart de 12 % qui refuse de se résorber. Le patrimoine ? Il s’étiole encore davantage, étranglé par la hausse continue des prix de l’immobilier et la lenteur des salaires à suivre la cadence.

Pour beaucoup de jeunes actifs, l’accès à la propriété ressemble à une ligne d’arrivée qui s’éloigne à mesure qu’on s’en approche. Le coût de la vie grimpe, l’inflation s’installe, et les habitudes de consommation s’adaptent à marche forcée. Mais derrière les stratégies d’ajustement, le sentiment de déclassement refuse de s’effacer : le pouvoir d’achat reste une préoccupation omniprésente, tiraillée entre contraintes et aspirations.

Le pouvoir d’achat des millennials en 2025 : où en est-on vraiment ?

Le sujet du pouvoir d’achat revient inlassablement sur la table dès qu’il est question des millennials. Début 2025, une enquête fait tomber le masque : le revenu médian pour cette génération s’établit à 1 950 euros nets par mois. Un chiffre qui trahit une réalité : même avec une hausse sur le papier, l’inflation grignote chaque avancée. Pour la plupart, les jeunes salariés démarrent leur carrière dans des branches où les salaires plafonnent à peine sous les 2 000 euros, pendant que les loyers en centre-ville s’envolent.

Quelques chiffres résument le quotidien :

  • Près de la moitié des millennials (47 %) voient plus de 40 % de leur salaire partir dans le logement.
  • Le reste doit couvrir alimentation, déplacements, loisirs, autant dire que l’épargne passe souvent à la trappe.

Cette génération, bardée de diplômes et réputée pour sa flexibilité, multiplie parfois les missions ou les petits boulots, sans décrocher de vraie stabilité. Même en CDI, la sécurité n’est plus acquise : les contrats courts et l’indépendance s’imposent, repoussant l’espoir d’une progression salariale régulière. Et souvent, après des années d’expérience, l’évolution de la rémunération reste timide, presque anecdotique.

Ce miroir tendu par la réalité montre une jeunesse qui avance sur un terrain mouvant : des revenus qui croissent moins vite que les dépenses, des parcours professionnels éclatés, et un futur professionnel qui se dessine à l’encre pâle. Pourtant, la France des millennials refuse de plier. Elle questionne, secoue, mais continue d’avancer sous pression.

Pourquoi les jeunes générations ont-elles le sentiment de stagner financièrement ?

Le coût de la vie s’enfonce dans la hausse, sans relâche. Loyers prohibitifs, factures d’énergie qui flirtent avec l’insolence, prix des courses en constante augmentation : chaque mois, le salaire semble perdre un peu plus de sa substance. Pourtant, les millennials arrivent sur le marché du travail mieux formés que jamais. Mais la stabilité, elle, s’efface : alternances à répétition, contrats courts, missions enchaînées. L’ancienneté ne fait plus recette, et la progression salariale, autrefois attendue, devient rare.

Les ambitions professionnelles se heurtent à des parcours hachés. Les entreprises, soumises à l’incertitude économique, serrent la vis sur les hausses de salaires. Résultat :

  • La charge du logement grignote une part démesurée du budget chaque mois.
  • Obtenir un poste à responsabilité relève du parcours du combattant, et l’idée d’acheter un logement recule à chaque bilan.

La qualité de vie s’en ressent, l’épargne recule, et les renoncements deviennent monnaie courante : loisirs limités, projets familiaux reportés, déménagements subis. Le sentiment de piétiner s’installe, nourri par l’écart criant entre les promesses d’un marché du travail en mutation et la réalité du quotidien. Pour les jeunes générations, la progression financière n’a plus rien d’une évidence.

Millennials et Gen Z : des visions de l’argent en pleine mutation

Le rapport à l’argent se transforme radicalement. Millennials et Gen Z ne se contentent plus de compter leur salaire ; ils interrogent ce qu’il représente. La quête de sens, l’équilibre entre boulot et vie privée, l’autonomie deviennent des critères majeurs dans la définition de la réussite.

Une nouvelle exigence émerge : la transparence salariale. Les réseaux sociaux, notamment TikTok ou LinkedIn, servent de caisse de résonance. Les jeunes partagent ouvertement leurs revenus, s’informent sur les écarts de rémunération, dénoncent les discriminations. Le tabou s’effrite, la parole se libère.

Voici ce qui structure désormais leurs choix :

  • La flexibilité : télétravail, horaires personnalisés, pluriactivité ne sont plus des options mais des attentes.
  • L’engagement social de l’entreprise pèse lourd, parfois plus que le montant du salaire affiché sur le contrat.

Cette génération jongle entre recherche de sens et vigilance face à la précarité. L’argent reste un enjeu, mais il ne suffit plus à définir la réussite. Refuser le présentéisme, privilégier le temps pour soi, mesurer la valeur du travail à l’aune du bien-être : peu à peu, ces priorités redessinent le paysage professionnel. Millennials et Gen Z s’inventent des repères à eux, loin des modèles passés.

Jeune femme millennial utilisant son smartphone à la maison

Crise, inflation, précarité : comment les conditions économiques redéfinissent les attentes des jeunes

L’époque ne fait pas de cadeaux. Crise, inflation, précarité : chaque mot s’imprime concrètement dans la vie des millennials. Le coût de la vie grimpe, les loyers s’envolent, les dépenses alimentaires pèsent lourd. Même les jeunes actifs diplômés se heurtent à la généralisation des contrats courts et à la difficulté de décrocher un CDI. La stabilité financière, autrefois espérée, s’efface au fil des années.

Face à cette réalité, les jeunes ne se contentent plus de demander un salaire correct. Ils attendent un emploi porteur de sens, une organisation du travail réellement souple, un équilibre tangible entre vie pro et vie perso. Les discours des entreprises ne suffisent plus : ce sont les actes qui font la différence, qu’il s’agisse de télétravail, de droit à la déconnexion ou d’un vrai accompagnement face à l’inflation.

Deux critères s’imposent de plus en plus dans leurs choix :

  • La sécurité de l’emploi pèse désormais plus que la rémunération immédiate.
  • La capacité d’une entreprise à protéger ses salariés contre la hausse des prix devient une priorité.

La génération ne se fait plus d’illusions : la mobilité sociale ralentit, l’ascenseur social cale. Les ambitions doivent s’ajuster, les habitudes de consommation aussi. Le travail ne garantit plus la stabilité ni l’épanouissement promis. Les repères évoluent, la défiance envers les promesses patronales grandit. Face à cette précarité persistante, les jeunes réclament des réponses concrètes et immédiates. L’avenir, lui, attend d’être réinventé.

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